Ce qui change pour les télépilotes au 1ᵉʳ janvier 2026 (récap réforme EASA)
Nouvel examen, fin des scénarios nationaux, marquage de classe : tour d'horizon des changements qui entrent en vigueur au 1ᵉʳ janvier 2026 pour les télépilotes loisir et professionnels.

Le passage à la nouvelle année est, depuis quelques temps, un rendez-vous réglementaire pour le monde du drone : c'est souvent au 1ᵉʳ janvier que tombent les échéances du calendrier européen. 2026 ne fait pas exception. Examens, scénarios de vol, marquage des appareils : voici ce qui évolue pour les télépilotes, qu'ils volent par loisir ou pour leur activité.
Avertissement — Cet article récapitule les évolutions annoncées du cadre EASA/DGAC. Les dates et modalités précises doivent toujours être confirmées sur les sources officielles citées en bas de page avant toute démarche : la réglementation drone bouge vite et certaines échéances font l'objet de reports.
L'essentiel
- L'examen théorique évolue : la certification historique laisse place à un nouveau format (le « CATS »).
- Les scénarios de vol nationaux (S1, S2, S3), bien connus des pros français, poursuivent leur remplacement par les scénarios standard européens (STS).
- Le marquage de classe CE (C0 à C6) continue de structurer ce que chaque drone a le droit de faire — et resserre la situation des appareils non marqués.
- Pour le loisir pur avec un drone de moins de 250 g, le quotidien change peu ; l'enjeu se concentre sur les pros et sur les drones plus lourds.
Examens : du CATT vers le CATS
Côté théorie, la certification télépilote évolue dans sa forme. L'ancien certificat d'aptitude théorique laisse la place à un nouvel examen, désigné par l'acronyme CATS. L'objectif affiché est d'harmoniser et de moderniser l'évaluation des connaissances.
Si vous détenez déjà une certification valide, la question clé est celle de l'équivalence : dans la logique habituelle de ces réformes, les certificats acquis restent reconnus selon des règles de correspondance définies par l'administration. Avant de (re)passer quoi que ce soit, vérifiez votre situation sur AlphaTango. Nous détaillons le format de l'examen dans notre article dédié au CATS.
Scénarios de vol : la fin programmée des S1, S2, S3
C'est l'évolution la plus structurante pour les professionnels. Les scénarios nationaux français — S1 (vol en vue, hors zone peuplée), S2 (vol hors vue), S3 (vol en vue en zone peuplée) — sont progressivement remplacés par les scénarios standard européens, principalement STS-01 et STS-02.
Concrètement, les exploitants qui opéraient sous l'ancien régime national doivent migrer vers le cadre européen (déclaration d'exploitation en catégorie Spécifique au titre d'un STS, compétences associées). Pour comprendre la correspondance, voyez nos articles STS-01 et STS-02 expliqués et fin des scénarios S1/S2/S3.
Marquage de classe CE : la situation se resserre pour les drones non marqués
Le système de classes (C0, C1, C2… jusqu'à C6) reste la clé de voûte : c'est lui qui détermine où et comment vous pouvez voler en catégorie Ouverte (A1, A2 ou A3). Les drones récents vendus dans le commerce portent ce marquage.
Pour les appareils sans marquage de classe — drones plus anciens ou auto-construits — les possibilités restent restreintes : en pratique, A1 pour les moins de 250 g, A3 au-delà. Si vous envisagez un achat, c'est un point à intégrer dès maintenant. Notre tableau des classes C0 à C6 résume les obligations de chacune.
Ce que ça change concrètement pour vous
Si vous volez en loisir avec un drone de moins de 250 g : votre quotidien bouge peu. Vous restez en sous-catégorie A1, avec la formation en ligne gratuite. Le bon réflexe : vérifier que votre enregistrement exploitant sur AlphaTango est à jour.
Si vous êtes (ou devenez) professionnel : c'est pour vous que l'année compte. Faites le point sur (1) votre certification théorique (CATT/CATS), (2) le scénario sous lequel vous opérez et sa bascule vers un STS, (3) la conformité de vos appareils (classe, identification à distance). Notre parcours devenir télépilote professionnel remet tout cela en ordre.
Ce qui ne change pas
Les fondamentaux de la catégorie Ouverte restent les mêmes : vol à vue, hauteur limitée à 120 m, pas de survol de rassemblements, respect des zones interdites (aéroports, sites sensibles, agglomérations selon les cas) et de la vie privée. Pour savoir où vous avez le droit de voler, notre méthode Géoportail reste la référence.
À retenir
2026 confirme la trajectoire : un cadre européen unifié qui se substitue, échéance après échéance, aux dispositifs nationaux. Pour le loisir léger, l'impact est modéré ; pour les pros, c'est une année de mise en conformité à ne pas négliger.
Pour reprendre l'ensemble du cadre à jour, point par point, commencez par notre guide complet de la réglementation drone 2026.
Article rédigé par Rémi Viau. Les échéances réglementaires pouvant faire l'objet de reports, vérifiez toujours votre situation auprès de la DGAC et sur AlphaTango.
Image : Hayden Soloviev, CC BY 4.0, via Wikimedia Commons.
Sources
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